Extrait de la progression de mon photo-roman
Émeraude : J’appréhende l’impact avant même qu’il
n’arrive. Je n’ai pas le choix. C’est à cause d’Adrien si j’agis ainsi. Il
revient sans cesse me hanter en me replongeant dans le passé. Notre passé que j’essaie
d’oublier. Pour aller mieux oui, il faut que j’oubli. Ma raison de me battre
pour exister est menacée par lui qui veut entrer dans mon monde. Ce monde ou
tout ce en quoi je crois est dominé par des lois irréfutables afin que je reste
stable. Pourtant Adrien fait tout pour briser les lois.
Les traits du crayon brûlent la peau d'Émeraude qui n'as qu'une envie à cet instant précis: effacer la présence d'Adrien sur sa peau.
Adrien: L’effet papillon est le symbole de notre vie à deux qui recommence à zéro à partir de notre passé qui nous rattrape. Pour ne pas que tu m'oublies je m’incruste sur ta peau à jamais dans cet espace-temps convoité par moi.
Émeraude: Rester dans mon univers, je vais. Oui, lui
résister pour me sentir péniblement mieux vaut que de céder mon esprit à cette
autre vie qui ne cherche qu’à me faire rêver sans répit d’un monde meilleur ou le passé régnerait en maître sur cet espace-temps qui nous ronge à petit feu à cause de
la vie qui fuit. Cette vie. Ma vie. La vôtre et la mienne. Jour après jour.
Mais pourtant je sais beaucoup trop bien que si un monde ou le passé devaient revenir
ce serait le monde à l’envers... Une
telle réalité ne peut exister. C’est pourquoi malgré moi il me faut lutter pour
continuer d’exister sans Adrien dans ce temps qui
fuit.
Émeraude:Les traces de ta présence s'efface comme l'encre qui coule sur mon corps
Adrien : Parce que la vitesse des mots m’enivre, brûler les étapes je veux. Pour aller plus vite que ceux qui défient le temps à la vitesse de la lumière, je vais. Oui. Me propulser, pour la retrouver, peut-être bien évidemment au plus haut sommet du monde par la force de ma pensée dans ce passé qui brouillonne mes idées tantôt effacées un instant, mais retrouvées aussi tôt transformées à l’intérieur de ma tête encore pleine d’ébullition faisant révolution dans ce monde en plein expansion qui est le mien où peut-être le nôtre qui sais? Mais surtout pas le vôtre c’est certain. Je l’aime encore plus fort. Cet amour qui évolue en permanence dans ce monde ou la distance parcourue s'allonge dans cet espace-temps où les actions éphémères s’oublient en un éclair. Oui. M’évader dans le passé pour la retrouver, peut-être bien décidément trop vite tourne ma tête non sans raison, c’est le temps trop court qui le veut ainsi va la vie (tesse).
Adrien : Parce que la vitesse des mots m’enivre, brûler les étapes je veux. Pour aller plus vite que ceux qui défient le temps à la vitesse de la lumière, je vais. Oui. Me propulser, pour la retrouver, peut-être bien évidemment au plus haut sommet du monde par la force de ma pensée dans ce passé qui brouillonne mes idées tantôt effacées un instant, mais retrouvées aussi tôt transformées à l’intérieur de ma tête encore pleine d’ébullition faisant révolution dans ce monde en plein expansion qui est le mien où peut-être le nôtre qui sais? Mais surtout pas le vôtre c’est certain. Je l’aime encore plus fort. Cet amour qui évolue en permanence dans ce monde ou la distance parcourue s'allonge dans cet espace-temps où les actions éphémères s’oublient en un éclair. Oui. M’évader dans le passé pour la retrouver, peut-être bien décidément trop vite tourne ma tête non sans raison, c’est le temps trop court qui le veut ainsi va la vie (tesse).
Adrien: Ton regard plein de tension m'inspire Émeraude. Oh, que tu me manque. Ne me fuis plus...






J'aime beaucoup le visuel qui traduit physiquement des mots et des sensations. Continue dans cette direction. C'est très riche. Le dessin sur la peau et dans la réalité au lieu du dessin sur les photos, il y a quelque chose là.
RépondreSupprimerPour le moment je ne me préoccuperais pas trop du découpage ou du montage mais je produirais le maximum d'images et de textes les plus expressifs possibles en allant dans l'extrême.
Le texte est très dense, il y a de la matière.
Le tout pourra être retravaillé lorsque tu auras amassé beaucoup de productions visuelles et textuelles.
Il y a un côté rêverie et imaginaire intéressant à faire vivre dans le roman-photo qui est un format hyper-codifié mais que tu pourrais travestir.
Est-ce que je t'ai mentionné Sophie Calle comme artiste qui a raconté sa vie dans des livres mais aussi dans des films, surtout quelques peines d'amour et une séparation particulièrement difficile.